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La forêt des masques




Stephane Soutoul nous emmène dans un nouveau style. Cette fois il mêle une talentueuse illustratrice à son imagination pour nous offrir un roman jeunesse très coloré.

En découvrant le livre j’ai adoré en premier lieu la couverture! Il faut avouer qu’elle est très attrayante! Très «nature» dans une période de notre histoire où nous avons de plus en plus conscience de l’importance de cette nature qui nous entoure et à qui nous faisons du mal depuis bien longtemps …. Je trouve le thème de ce livre très bien placé dans l’ere du temps. Ce que l’on ne voit pas sur la couverture c’est le deuxième sujet non moins important que Stéphane a décidé d’aborder : le harcèlement scolaire. Pour un roman jeunesse c’est un choix intéressant mais difficile, il n’est jamais facile d’aborder le fait que la méchanceté humaine envers ses semblables peut être très intense même à un âge où l’on devrait encore avoir un peu d’innocence …

Chaque chapitre est commencé par l'illustration d’un masque. Le thème est donc annoncé à l’avance triste ou heureux, au lecteur de découvrir comment! Et la fin du chapitre une scène importante est illustré sur une page, les talents de l’illustratrice sont donc mis à profit à chaque chapitre de façon légère, nous ne sommes pas dans une bande dessinée mais il y a quand même de quoi faire en terme «d’image».

Pour ce qui est de l’histoire, oui ,abordons ce sujet non moins important!
Lucile est une jeune adolescente juste débarquée dans un village et surtout dans son collègue. Jeune fille studieuse, et qui allait bien dans son ancien environnement, elle se retrouve plongée dans un climat où il ne fait pas bon être nouveau venu. Comme dans toute histoire il nous faut un méchant, une petite bande d’ados menés par une fille qui tiens ce rôle ici. Mais au final pour être réaliste dans tout collège, lycée, ou même primaire nous avons connu ce genre de personnage. Des personnes qui aiment par-dessus tout harceler les autres… C’est ce qui arrive à notre héroïne, qui est prise en grippe par ce petit groupe qui prend un malin plaisir à la torturer mentalement surtout mais en dépassant même cette limite parfois. Cela dans la plus grande impunité, là encore hélas la réalité peut rejoindre la fiction. Ce qui rend ces passages d’autant plus durs car ce n’est pas surnaturel … beaucoup le vivent au quotidien.

Je ne veux pas spoiler mais vous vous doutez bien que cette situation n’est pas constante pour tout le livre! Lucile voulant fuir ce cauchemar si réaliste qu’est devenu l’enfer de sa vie va fuir et se retrouver dans la forêt. Elle y fera des rencontres étonnantes qui sont très bien illustrées en couverture. Je m’arrête la de peur de trop en dire, et n’aimant pas moi-même en savoir trop sur un livre je préfère vous laisser découvrir la partie fantastique de ce livre qui je vous l’assure se termine sur une note bien autre que son début.

Mon ressenti sur cette lecture : J’ai d’abord eu beaucoup de mal avec le début, non pas que l’écriture me déplaise car la plume de Stéphane est toujours la même des descriptions justes ni trop ni trop peu, et un bon rythme de récit. Ce qui m’a dérangé c’est le coté très triste et sombre. On se retrouve dans la tête de Lucile qui hélas subit un harcèlement quotidien très réaliste. Qui n’a jamais été harcelé à l’école est bien chanceux ! Mais bon ce début est nécessaire à l’histoire et au final c’est un sujet qu’il faut aborder aussi! Une fois passer cela, j’ai apprécié la partie « magique » de l’histoire. Le côté presque féérique de la forêt. Ce livre nous aide à nous rapprocher de la nature, d’imaginer les sentiments que chaque être vivant peu avoir.

Ce livre est une histoire mais aussi une leçon, sur la façon dont nous nous traitons entre nous et dont nous les Hommes nous traitons la nature qui ne peut se défendre. Le tout avec des belles illustrations et une vision optimiste en fin de compte pour l’histoire.



 Du même auteur :
http://carnetdunefildeferiste.blogspot.com/2018/01/je-naimerai-plus.html

http://carnetdunefildeferiste.blogspot.fr/2017/06/seduction-maudite.html
                                                                 http://carnetdunefildeferiste.blogspot.fr/2016/03/la-proie-du-papillon.html
http://lesetageresdezebuline.blogspot.fr/2013/09/anges-dapocalypse-tome-1-le-tourment.htmlhttp://lesetageresdezebuline.blogspot.fr/2014/01/anges-dapocalypse-tome-2-le-frisson-des.htmlhttp://lesetageresdezebuline.blogspot.fr/2014/04/anges-dapocalypse-tome-3-la-discorde.htmlhttp://lesetageresdezebuline.blogspot.fr/2014/04/anges-dapocalypse-spinn-off-la-mort-qui.html






Intuitions, Tome 1 : Intuitions

Depuis son plus jeune âge, Jem voit des nombres flotter au-dessus des personnes qu’elle croise. C’est le jour où sa mère décède qu’elle en comprend la signification : il s’agit de la date de leur mort. Ce don maudit la pousse à se couper du monde. Jusqu’au jour où elle rencontre Spider… Alors qu’ils partent ensemble à la grande roue de Londres, un phénomène étrange se produit : pourquoi tous les passants ont-ils le même nombre au-dessus de la tête ? Pris de panique, Jem et son ami prennent la fuite. Ils seront les seuls survivants de l’attentat qui va suivre, mais aussi les seuls suspects. Mais comment Jem peut-elle expliquer au commun des mortels les raisons de sa fugue, et surtout, comment ignorer la terrible vérité qu’elle peut lire en Spider ?
 
- Pour celles qui aiment quand les personnages sont traqués
- Pour celles qui adorent les "prémonitions"
- Pour lire une histoire qui passe de l'ombre à la lumière


Victoire!!! J'ai enfin lu un livre qui trainait dans ma PAL depuis plus d'un an. Champagne pour tout le monde!!! En plus c'est un petit coup de cœur qui me pousse à chercher dans mon étagère les autres pépites qui pourraient s'y cacher plutôt que d'acheter des tonnes de nouveautés... Je dis ça, mais je reviens du salon Fantasy en Beaujolais avec quatre romans ^_^ Bref!

Intuition est une histoire vraiment prenante et dont j'ai absolument été incapable de me décrocher après trois chapitres. Car plus encore que la capacité de Jem à lire la date de la mort des gens qui croisent son regard, c'est suivre le quotidien de sa fuite avec Spider qui m'a captivé. Pour une fois ce n'est pas le coté fantastique qui m'a le plus fasciné, mais les liens qui se construisent entre les deux personnages face aux difficultés qu'ils rencontrent pour ne pas perdre leur liberté. Je ne m'attendais pas à ressentir autant d'émotions. L'apothéose reste la fin <3 Bien qu'un peu rapide à mon gout comparé au reste du roman, les dernières pages sont justes parfaites pour conclure l'intrigue de ce premier tome et surtout me pousse à me jeter sur la suite. Pourquoi je ne l'ai pas ?!


Le gros point positif : Jem. L'héroïne évolue énormément au fil des chapitres. De demoiselle renfermée sur elle même, elle apprend à faire confiance et à laisser parler ses sentiments. Tout ça sans parler de son caractère qui passe de la résignation à la détermination sans faille. La maturité qui se dégage de ce personnage dans les derniers chapitres m'a énormément plu. 


Le point "négatif" : Le style d'écriture qui m'a un peu gêné au départ... mais qui correspond totalement au langage de jeunes qui habiteraient en banlieue. En dehors de ce langage familier avec de nombreux "Ta gueule" et autres "Mon pote" l'histoire est bien construire et rythmée. Je ne me suis pas ennuyée une seule seconde.


Un moment de lecture très agréable que j'ai passé avec Intuition. Commencé le vendredi soir... fini le samedi matin.


Et cette lecture compte pour mes challenges :

King's Game

Nobuaki est réveillé en pleine nuit par un étrange sms qui met au défi deux de ses camarades de lycée de s’embrasser. Le mystérieux expéditeur du message prétend que la classe entière participe à un “King’s Game”. Jour après jour, les défis se succèdent, et les lycéens sont bien obligés de se rendre à l’évidence: ils ont 24 heures pour s’exécuter et la sanction en cas de désobéissance est la mort. Suicides ou meurtres ? Puissance occulte ou criminel de chair et de sang ? Où qu’elles soient, quoi qu’elles tentent pour s’échapper, la mort vient trouver ses jeunes victimes, infaillible. Le couperet se rapproche dangereusement de nos héros… Parviendront-ils à découvrir la vérité avant qu’il ne s’abatte ?

C’est la couverture du livre qui a attiré mon attention, ce jeune homme avec un regard très sombre et la quatrième de couverture m’a convaincu ! Malheureusement je ne peux pas dire que j’ai adoré cette lecture… 

L’histoire promettait pourtant beaucoup de suspens, d’intrigue avec ce jeu du roi se déroulant dans une classe. Chaque élève va recevoir un gage qu’il aura 24h pour réaliser sinon la sentence est la mort. 

J’ai été un peu perdu au début du livre par le nombre de personnage, heureusement nous restons surtout avec un élève qui devient le personnage principal et qui va mener l’enquête et essayer de résoudre l’énigme. 

Le style de l’auteur m’a bien plu, il est très fluide et j’ai lu le livre en une traite. Chaque chapitre correspond plus ou moins à une journée ce qui permet de garder un rythme soutenu et de maintenir le suspens. 

Les personnages sont donc très nombreux (une classe d’élève) et j’ai eu beaucoup de mal à me retrouver dans les noms, ce qui m’a perdu dans certaines situations ne sachant plus qui était qui. De plus, j’ai trouvé leur réaction parfois peu crédible face aux morts de leurs camarades de classe et c’est ce qui m’a le plus dérangé dans ce roman ! 

La fin m’a vraiment déçue car je ne l’ai tout simplement pas comprise et je ne peux pas dire que cela m’ait donné envie de lire la suite ! 

Un avis plutôt mitigé, je m’attendais vraiment à autre chose vu le sujet !

Enclave, tome 1


Le monde est ravagé. A la surface, plus rien en vit, plus rien ne pousse. Les hommes se sont réfugiés dans des villes souterraines : les enclaves. L'enclave, c'est ma vie. C'est le lieu qui nous protège des créatures rôdant dans les tunnels, ces Monstres mangeurs de chair humaine. Et moi, je suis celle qui protège l'enclave en retour, celle qui chasse les Monstres. Il faut servir l'enclave. C'est ce que nous disent les Aînés. Mais ce n'est pas ce que dit Del, mon partenaire de chasse. Je ne sais plus qui croire... Trèfle a grandi sous terre. Lorsque l'enclave la bannit, c'est tout son univers qui s'effondre. Mais elle n'est pas seule. Del a choisi de partager son destin. Traqués par les Monstres, réduits à la survie, Trèfle et Del sont presque morts... ou plus vivants que jamais ?


 

- Pour les amateurs du genre jeunesse
- Pour les débutants en dystopie



Qui n’a pas entendu parler d’Enclave ? A moins de vivre au fond d’une grotte ou de ne pas suivre les blogs littéraires, vous avez forcément aperçu la couverture de ce livre et vu des avis concernant cette dystopie. Moi j’étais plutôt tentée par cette lecture, mais quand même pas au point de courir à la librairie pour l’ajouter à ma PAL. Et puis le temps à passer… Et j’ai oublié… Alors si je me suis enfin décidée à lire ce roman, c’est pour une LC avec les Félées ^^ Au final j’ai passé un bon moment de lecture malgré quelques défauts.

C’est le style de l’auteur qui m’a le plus dérangé dans ce roman. Minimaliste et avare de descriptions, je n’ai pas réussi à imaginer les différentes parties de l’Enclave dans lequel les personnages évoluent ou les tunnels peuplés de Monstres dangereux. En plus de ça, certains passages manquent cruellement de lien entre les péripéties. L’auteur passe du coq à l’âne sans transition et à une vitesse telle que je n’ai pas eu la réponse à toutes mes questions. Oulala…J’ai vraiment eu du mal par moment. Heureusement c’est le seul point faible à mes yeux.

En dehors de ce point noir, la première partie qui concerne le quotidien difficile et les habitudes des jeunes de l’Enclave est assez prenante. Mais comment font-ils pour vivre dans ses conditions souterraines ? En réalité ils ne font que survivre… C’est pour cette raison qu’à 16 ans les habitants de l’Enclave doivent rejoindre les rangs des chasseurs, des ouvriers ou des géniteurs. Ils n’ont pas d’autres choix ! Et les règles sont strictes. Les dirigeants sont sans pitié et n’hésitent pas à bannir les membres récalcitrants dans les tunnels… les condamnant à une mort certaine. La seconde partie aborde la vie d’Au Dessus, lorsque l’héroïne découvre le soleil, le ciel, la pluie et des objets dont elle ignore l’utilité. C’est très touchant =) Et puis là aussi elle n’est pas en sécurité. Si les Monstres ne sont plus tout à fait les mêmes, le danger n’en est que plus prononcé. 

Le personnage de Trèfle m’a beaucoup plu avec son caractère fort et son attachement à l’Enclave. Elle est quand même un peu naïve en croyant sur parole les inepties des anciens. Mais comment lui en vouloir puisqu’elle ne connait rien d’autre depuis sa naissance? Heureusement son expédition avec Del va lui permettre de se poser les bonnes questions et l’obliger à prendre son destin en main au lieu d’accepter les manigances sournoises des dirigeants de son Enclave. Et là elle renait une seconde fois. De fille solide et sûre d’elle, Trèfle redevient une petite fille apeurée qui doit réapprendre à vivre en oubliant les tunnels. Pourtant même dans les difficultés elle garde sa principale valeur : protéger son groupe les yeux fermés. Les autres personnages sont vraiment trop survolés pour que je puisse m’y attacher… Dommage Del est assez intriguant même si on ne sait pas réellement ce qu’il pense à ce stade de l’histoire. 

Il me tarde quand mêle de découvrir la suite ! En espérant que mes questions trouveront des réponses et que les émotions des personnages seront un peu plus développées.

Et cette lecture compte pour mes challenges :

Les Cordes de Cristal, épisode 1 et 2


Entre Palm Springs et Los Angeles se trouve Kennenika, une toute petite ville qui dégage une énergie étrange et inspire aux musiciens les plus influents de la planète rock une incroyable créativité… 
Jippy Wade, formidable guitariste achète à son ami millionnaire Derek Sands un vaste terrain au milieu de nulle part, pour y construire le studio d’enregistrement Tex-son, où vont se bousculer les meilleurs groupes du moment. Mais la volonté du succès nécessite des sacrifices et la vie ne sera plus jamais la même à Kennenika où amour, sorcellerie et secrets riment avec rock ’n’ roll. …


Si j’ai craqué pour ce roman d’Anne Robillard c’est parce que l’illustration de couverture me plaisait beaucoup avec ses volutes de fumée fantasmagoriques qui s’envolent autour d’une guitare... Dans ma tête l’ambiance promettait d’être irréelle ! Sauf que le contenu ne s’est pas du tout révélé à la hauteur des attentes que j’en avais en lisant ensuite le résumé. En ouvrant ce roman je m’attendais à découvrir une intrigue portée par une bonne d’ose d’étrange et de sorcellerie dans l’univers original qu’est celui du rock, mais au final j’ai plutôt l’impression d’avoir été trompée sur la marchandise. Alors je suis vraiment déçue.

Au départ, je pensais que c’était le terrain sur lequel se construit le studio d’enregistrement qui serait au centre de ce coté fantastique, mais pas du tout (du moins pas dans les deux premiers épisodes où rien n’est évoqué à ce sujet). Non, c’est « juste » le chanteur d’un groupe de hard rock qui semble avoir des dons de médium, ce qui effraie un peu le propriétaire mais ne l’empêche pas de produire le disque du groupe pour lancer son affaire. A part ça… Et bien pas grand-chose. Pas de rituels. Pas de regroupement en pleine nuit pour fêter les différentes phases de la lune. Pas d’invocations. Pas de potions aux ingrédients farfelus. Je caricature, mais il n’y a rien dans ce livre qui se rapproche de près où de loin à une vie de sorcier. Peut-être simplement une ébauche d’approche du cheminement de l’âme et de l’inéluctabilité du destin. Et encore, tout ça à dose minimaliste. Dommage…

A ce stade, j’espérais que les personnages éveilleraient mon intérêt, mais ils sont tellement nombreux et peu exploités que je m’y suis souvent perdue. Etait-il bien nécessaire de présenter les membres de chaque groupe par leurs noms et prénoms, origines géographiques, ou talents musicaux pour ne les réutiliser qu’une ou deux fois par la suite ? Toutes ces descriptions m’ont noyées à défaut de me transporter dans les divers liens familiaux pourtant si important à l’histoire. D’ailleurs je n’ai pas du tout apprécié que les différentes familles se retrouvent liées les unes aux autres à cause de débauches appartenant au passé. Rolala, c’est limite glauque cette histoire de paternité cachée et vive l’image clichée de la groupie qui partage le lit de sa/ses stars préférées pour finalement se retrouvée enceinte. D’accord, à l’époque évoquée il n’y avait peut-être pas tous les moyens contraceptifs qu’aujourd’hui, mais quand même c’est un peu gros (pour ne pas dire énorme !). Et puis même si la vie n’est pas tendre avec certains personnages, c’est quand même le pays des bisounours… Tous ses gens ont un don pour la musique, vendent des millions d’albums et partent en tournée. Whaou ! Si seulement les artistes pouvaient tous vivre aussi facilement de leur musique je pense que ça se saurait.

Et puis l’écriture de l’auteur n’a pas su m’accrocher. Par moment j’ai dû relire plusieurs fois un même passage pour comprendre qui était le narrateur ou qui parlait. Sans parler que tout se passe à la vitesse de la lumière. Une péripétie par ci, une péripétie par là, mais rien qui ne soit exploité à fond ou un brin réaliste même dans un univers fantastique. Le coté musical est aussi trop peu développé à mon gout. A part les paroles d’une ou deux chansons qui montrent encore combien les personnages sont doués, il n’y est pas tellement question d’accords d’instruments, de révision de gammes, d’écriture de partition… Que ce soit l’intrigue étrange dans une ville perdue ou le coté musical ultra créatif, tout est trop survolé à mon gout.

Je suis vraiment passé à coté de ce roman et je ne pense pas lire la suite même si la fin de l’épisode deux laisse le lecteur sur une note dramatique à résoudre. Je zappe !

Et cette lecture compte pour mes challenges :

L'assistant du vampire, tome 1 : La morsure de l'araignée

Auteur : Darren Shan
Édition : Livre de Poche Jeunesse

Ma note : 3.5/5
Un vampire pour les jeunes lecteurs


Darren Shan a une passion : les araignées. Alors qu'il assiste, en compagnie de son meilleur ami Steve, à la représentation clandestine d'un cirque spécialisé dans le monstrueux et le grotesque, il tombe en admiration devant une gigantesque tarentule savante du nom de Madame Octa. Bien que celle-ci soit la propriété d'un effrayant personnage, Mr Crepsley, Darren n'hésite pas à la voler. Mais celle-ci pique Steve. Pour le sauver Darren n'a qu'une solution... qui va lui demander un sacrifice énorme !


Ce petit roman jeunesse à croisé ma route il y a quelques semaines, lorsque je cherchais sans le trouver un titre en particulier sur les étagères de ma librairie. Curieuse de voir comment le mythe du vampire pouvait être adapté pour les plus jeunes, je suis donc repartie avec ce premier tome. 

Le style d’écriture est résolument ciblé pour les lecteurs d’une douzaine d’années et j’ai eu un peu mal à m’y habituer au départ. D’autant plus que la narration est faite au présent, temps qui me gêne toujours lorsqu’il est utilisé dans un roman. Mon début de lecture a donc été un peu laborieux et suivre Darren dans son quotidien ne m’a pas particulièrement accroché, même lorsqu’il se rend à un cirque de monstres des plus effrayants. Ce n’est que lorsqu’il prend la décision de voler l’araignée incroyable qu’il a vu ce soir là sur scène que l’histoire à réellement commencée à ma plaire. Les péripéties s’enchainent ensuite rapidement avec la présence ombrageuse du propriétaire de l’arachnide : un vampire ! Le personnage est sombre, manipulateur et intimidant pour un garçon de son age. C’est assez bien mené, bien qu’un peu naïf pour un lectorat adulte, mais les enfants adoreront cette histoire qui fait peur où le héros n’a pas d’autre choix que de simuler sa mort pour devenir l’assistant du vampire. J’aurais moi même dévoré ce roman à l’époque où j’étais une fan inconditionnelle de la collection « Chair de Poule ». Hihihi ! Dommage, à l’époque les vampires n’étaient pas encore à la mode. 

La vie, la mort, les liens d'une famille, l’amitié, les conséquences d’un vol et les choix à faire face à un excès de confiance en soit… voila les différents thèmes abordés et romancés au travers des chapitres. Vraiment pas mal du tout pour un premier tome. Je pense que je lirais la suite pour en savoir plus sur la nouvelle vie de Darren.Et peut-être que je visionnerai le film... mais j'ai un peu peur que ce soit too much.

Et cette lecture compte pour mon challenge " Mords-Moi" proposé sur Mort-Sure.


Un monde pour Clara

Auteur : Jean Luc Marcastel
Édition : Black Moon

Ma note : 4/5
 L'écologie au cœur d'un roman profond


LES RÊVES ENGENDRENT PARFOIS LES PIRES CAUCHEMARS

Ensemble, ils rêvaient du meilleur des mondes.
Un monde plus beau. Plus pur. Un monde parfait.
Et pourtant, ce monde n’est pas celui qu’elle espérait.

Le roman suit l’histoire de Diane, une jeune femme prête à se battre pour un monde plus écologique, un monde dans lequel sa sœur Clara ne serait pas morte à cause d’un accident nucléaire, et qui voit son rêve se muer peu à peu en cauchemar.

Il est tout simple d’expliquer mon craquage complet sur ce roman. D’abord parce que la couverture est juste superbe, et aussi parce que le premier chapitre proposé en avant première sur Lecture Academy m’avait vraiment mis l’eau à la bouche. Je me suis donc précipitée en librairie le jour de sa sortie… et là j’ai dû chercher pendant longtemps pour trouver l’unique exemplaire coincé entre des romans pour enfant. Pour le coup je n’ai pas compris pourquoi il n’était pas plus mis en avant du coté des nouveautés… Mais, bref, passons sur ce détail ! J’ai donc terminé rapidement mes lectures en cours pour pouvoir me plonger dans ce roman.

Le premier chapitre est assez explosif et pose la base de l’histoire dans une manifestation qui tourne mal. En effet Diane tombe dans le coma après avoir reçu en balle anti émeute dans la tête alors qu’elle venait simplement marcher pour la mémoire de sa sœur, morte des suites d’une maladie contractée après l’explosion de la centrale nucléaire de Gravelines. Elle se réveille dix ans plus tard dans un monde qu’elle ne reconnait pas, car, pendant son inconscience, les écologistes ont pris le pouvoir et changer les habitudes de vies des français et des habitant de l’Europe du nord. C’est beau ! Sauf que Diane est devenue l’icône de ce nouveau mouvement et qu’elle n’apprécie pas franchement cette place d’honneur qu’on lui réserve… d’autant moins quand elle découvre que s’il y a des privilégiés dont la vie quotidienne à changer en bien, dans les campagnes, le peuple affrontent des conditions de vie dignes du moyen âge. Alors si Diane espérait voir les mentalités changer en faveur de la protection de la planète, elle n’imaginait pas que son image servirait une dictature et aggraverait les distinctions entre classes sociales. Alors, elle ne restera pas là sans rien faire… 

L’intrigue est assez prenante dés le départ, mais il y a quand mêmes quelques longueurs ici et là avant que le quotidien de Diane devienne vraiment palpitant. Rien qui ne gâche la lecture cependant. Quand au style d’écriture de l’auteur, il est agréable et fluide avec de nombreuses descriptions qui permettent de bien se projeter dans ce nouveau monde respectueux de l'écologie et qui dicte les règles pour le respect de Gaïa. J’ai beaucoup aimé la vision de Néo-Lutétia, ancien Paris remodelé avec des maisons en bois qui s’inscrivent harmonieusement dans le paysage, des moyens de transports qui ne rejettent pas CO2 et de la verdure dans chaque rue où se cachent des lapins. Un monde idéal… mais utopique. 

Le personnage de Diane est assez intéressant dans son évolution. Elle peut paraitre bien naïve et crédule au moment de son réveil, mais elle se révèle rapidement une jeune femme au caractère fort et déterminé dans les chapitres qui rythment la deuxième moitié du livre. Un élément que je n’ai pas franchement apprécié en revanche, ce sont les dialogues que Diane entretient avec Clara, sa sœur, qui continue de vivre dans sa tête. Bien sur, cela l’aide clairement à avancer et à se battre, mais j’ai trouvé ça un peu trop schizophrénique. 

Au final, ce roman n’est peut-être qu’une simple fiction, mais il fait réfléchir sur l’avenir que nous voulons pour la planète. Alors même si à notre niveau nous ne pouvons pas forcément révolutionner notre impact polluant sur la nature, nous sommes quand même responsables du tri de nos déchets, de notre consommation d’énergie et d’eau. C’est le moins que nous puissions faire… 

Wicca, tome 4 : Les retrouvailles

Auteur : Cate Tiernan
Édition : Black Moon

Ma note : 3/5
 Un dernier tome qui m'a un peu déçu.



Hunter part au Canada à la recherche de ses parents, portés disparus depuis son enfance. Il parvient à retrouver la trace de son père, qui pratique une forme de magie noire pour communiquer avec sa mère, morte peu de temps auparavant. Alors qu’il tente d’arrêter son père, Hunter fait la connaissance de Justine Courceau, une sorcière chargée par le Conseil de retrouver les vrais noms d’autres sorciers. Une irrésistible attirance unit aussitôt les deux jeunes gens. Pourtant Hunter aime toujours Morgan qui attend son retour avec impatience…

Pourquoi avoir attendu presque un an pour lire ce tome 4 alors qu’il attendait gentiment dans ma PAL ? Peut-être parce que je ressentais qu’il ne serait pas à la hauteur des trois précédents… En effet, après mes coups de cœur pour L’éveil, Le danger et L’appel, je suis assez déçue par Les retrouvailles. L’univers magyque  de Cate Tiernan est pourtant le même, mais le découpage du roman et les nouvelles narrations misent en place ne m’ont pas emballés plus que ça.
ATTENTION RISQUE DE SPOILER
 
Contrairement aux précédents tomes, on ne se retrouve pas dans la tête de Morgan, mais dans celle de Hunter, son petit ami, de Rose MacEwan, son ancêtre à l’origine de la création de la vague noir qui décime des villages et leurs covens depuis trois cents ans, puis d’Alisa, une ado qui se découvre demi-sorcière aux dons incroyables, Morgan n’intervient que dans de rares chapitres où j’ai trouvé que l’auteur ne lui laissait pas sa place de sorcière d’exception. Dommage. Vu son évolution depuis le début de l’histoire, je m’attendais à une apothéose pour la fin de la série… mais pas du tout. L’auteur préfère mettre en avant un personnage à peine dévoilé dans le tome 3. Je ne comprends pas trop…

La première partie du roman concerne donc Hunter qui part retrouver ses parents après une séparation de plus de onze ans. Les retrouvailles ne se passent pas tout à fait comme prévu. Père et fils devront réapprendre à se connaitre et à se comprendre… Pas simple. J’ai trouvé cette partie atrocement longue ! Hunter ne cesse de se répéter les mêmes choses : que Morgan est son âme sœur, que ses parents lui manquent et qu’il appréhende de les revoir après tout ce temps, qu’il espère être devenu le sorcier qu’espérait son père… Au final rien de bien intéressant jusqu'à ce qu’il rencontre une sorcière qui collectionne les noms véritables. Sur ordre du conseil, Hunter doit l’obliger à détruire cette liste, mais la demoiselle ne compte pas se laisser faire… Je regrette que ce personnage n’ai pas plus d’importance dans le reste de l’histoire puisqu’on entend plus du tout parler d’elle une fois qu’Hunter est de retour à Widow’s Vale.

La seconde partie est nettement plus riche en magye et instructive puisqu’on se retrouve trois cents ans en arrière, dans la peau de Rose MacEwan, une jeune sorcière qui doit se cacher pour ne pas finir pendue par les responsables de l’église. Sortilèges, pouvoirs de pierres, propriétés des plantes, cercles et sabbats,… J’ai adoré ce retour aux origines et l’histoire terrible de cette demoiselle dépassée par ses sentiments. D’ailleurs contrairement à Hunter et Morgan qui tournent autour du pot à nous en donner envie de vomir, Rose assume ses envies et son pouvoir quelques en soient les conséquences. Même si ça n’excuse pas ces actes terrifiants, on comprend les raisons qui la poussent à agir de la sorte et au final de créer inconsciemment la vague noire. L’amour, le rejet, l’intolérance et l’injustice ne font pas bon ménage avec une sorcière choisie par la Déesse. Rose est vraiment un personnage complet et intense ! Morgan, Hunter, Alisa et les autres sorciers m’ont paru bien fades après l’avoir découverte, elle.

La troisième partie est une l’alternance de chapitres de narration entre Morgan et Alisa. Je n’ai apprécié que moyennement puisque notre héroïne n’y est pas particulièrement mise en avant si ce n’est pour larmoyer sur son sort. D’accord, elle n’est pas au mieux de sa forme à cause de la magye noire qui s’immisce peu à peu à Window’s Vale, mais quand même. Je n’ai pas du tout retrouvé la Morgan battante et intrépide que j’appréciais tant. Encore une fois je n’ai pas compris ce choix de l’auteur… En digne héritière de Rose MacEwan, de Ciaran MacEwan et de Maeve Riordan je m’attendais vraiment à la voir devenir le pilier de la lutte contre la magye noire pour faire taire ceux qui pensent que l’origine génétique d’un sorcier prévaut sur sa personnalité. Dommage. Vraiment trop dommage.

Un roman qui me laisse donc sur une déception malgré l’histoire exceptionnelle de Rose MacEwan.



Cette lecture compte pour mon Challenge "Je suis éclectique" proposé sur Mort-Sure et pour mon Challenge Mystère de Septembre.