Édition : Black Moon
Ma note : 3/5
Une belle histoire qui se vit au galop!
Nous sommes le 1er Novembre, quelqu'un va donc mourir aujourd'hui. On fait courir les chevaux entre l'eau noire et les falaises de craie. L'exercice est périlleux, toujours ; mais jamais autant qu'aujourd'hui, quand des vies sont en jeu.
Chaque année au mois de novembre se déroulent les Courses du Scorpion. Les cavaliers doivent tenir le plus longtemps possible sur leurs dangereuses montures, des étalons de mer cannibales.
Cette année, Sean Kendrick, dix-neuf ans, tente de nouveau sa chance, bien décidé à arriver premier. Puck Connolly, quant à elle, n'aurait jamais imaginé participer un jour à la course. Mais le sort en a décidé autrement.
Certains concourent pour gagner, d'autres pour survivre."
L’idée originale présentée sur la quatrième de couverture de ce roman m’a tout de suite séduite. Des chevaux dangereux, des falaises abruptes, la mer agitée de novembre et une course où les concurrents ont des motivations diverses. Rien de tel pour me faire voyager au-delà de mon salon pour respirer l’iode envoyée au sommet des rochers lorsque les vagues viennent s’éclater sur la rive tandis que le rythme régulier des sabots résonne au loin. Hummm un vrai délice ! Mais même si Maggie Stiefvater m’a transporté sur cette île étrange où se déroule la course du scorpion, je ne suis pas toute à fait conquise… sans pour autant être déçue.
Tout d’abord les
points positifs : * L’intrigue, qui est prenante puisqu’on suit l’histoire
de deux héros écorchés par la vie sur une île retirée du monde et qui participent à cette course pour « survivre »
chacun à leur manière. * Les personnages, Sean tout comme Puck, pour leur
caractère déterminé et leur rage de vaincre coute que coute sans pour autant
oublier les sentiments qui lient deux êtres vivants. Malgré leur jeunesse, ils ont parfaitement compris les valeurs essentielles de la vie. * Les chevaux de mer qui
m’ont vraiment fasciné par leur beauté mais aussi leur instinct de liberté… D’ailleurs
c’est à se demander qui sont les véritables monstres dans cette histoire ?
Et puis les points
négatifs : * Le style d'écriture parfois un peu lourd et qui
traine beaucoup en longueur au fil des chapitres. J’ai parfois une l’impression
que l’auteur brodait sans comprendre l’émotion qu’elle voulait faire passer au
lecteur. * La rapidité de cette course du scorpion. Un peu bâclée à mon gout, j’aurais
aimé qu’elle ait plus d’importance que le simple aboutissement du roman même si
ça peut paraitre une évidence. Dommage. Je reste un peu sur ma faim.
Ce roman reste
néanmoins un bon moment de lecture fantastique jeunesse qui compte pour mon challenge "Je suis éclectique" proposé sur Mort-Sure.















