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Nos étoiles contraires

Hazel, 16 ans, est atteinte d'un cancer. Son dernier traitement semble avoir arrêté l'évolution de la maladie, mais elle se sait condamnée. Bien qu'elle s'y ennuie passablement, elle intègre un groupe de soutien, fréquenté par d'autres jeunes malades. C'est là qu'elle rencontre Augustus, un garçon en rémission, qui partage son humour et son goût de la littérature. Entre les deux adolescents, l'attirance est immédiate. Et malgré les réticences d'Hazel, qui a peur de s'impliquer dans une relation dont le temps est compté, leur histoire d'amour commence... les entraînant vite dans un projet un peu fou, ambitieux, drôle et surtout plein de vie. rencontrer.


ME TAPER PAS SVP CAR JE PARTAGE L'AVIS DE MA SOEUR

Depuis le temps que ce roman prenait la poussière dans ma PAL... comme beaucoup d'autres d'ailleurs :P Mais je l'ai enfin découvert grâce à mon nouveau rendez vous avec Tahicha (Elle me choisit une musique je j'écoute devant ma bibliothèque et je choisis un livre en fonction de ce que m'inspire les notes et/ou paroles). Quand je l'ai acheté je ne voulais pas me plonger dans sa lecture alors que la folie autour du film me faisait frôler l'overdose à force de voir des avis et des coup de cœur partout, partout, partout. Remarquez, ça n'aurait peut-être pas changé grand chose puisque je ne peux pas dire que j'ai aimé les moments passés avec ce livre.

Bien que le style de l'auteur soit plutôt agréable à lire, je n'ai pas du tout accroché avec sa manière d'aborder les problèmes de santé de ses personnages, leurs quotidiens perturbés et les relations avec leurs familles. La faute peut-être à mon métier qui perturbe ma vision des choses et empêche la magie d'opérer avec ce genre de fiction... Du coup l'intrigue ne m'a pas du tout emporté, les longueurs m'ont donné du fil à retordre et les émotions ne m'ont pas du tout atteinte. Je n'avais d'ailleurs qu'une hâte : finir le livre pour passer a autre chose. 

Hazel et Augustus ne m'ont pas séduite... a dire vrai j'ai eu bien du mal à supporter la demoiselle dans les 3/4 du livre tant je l'ai trouvé ennuyeuse, cérébrale et beaucoup trop réfléchie. Et du coup le pétillant Augustus devient lui aussi trop sérieux pour l'accompagner dans son rêve de rencontrer l'auteur de son/leur livre favori. C'est un peu cliché non? Bon d'accord c'est un roman :P Même la romance, dont je suis habituellement une grande fan, n'a pas réussi à me donner des frissons ou à m'attendrir. Rien de rien. On est loin de l'humour et l'histoire pleine de vie annoncé par la 4eme de couverture.

Les derniers chapitres ne m'ont pas plus ému que le reste du roman même si c'est à ce moment là qu'Hazel m'a paru le plus dans la réalité avec ses relations aux autres. Mais en tournant la dernière page je me suis juste dis "tout ça, pour ça"... Autant dire que je suis passée complètement à coté des émotions que voulait transmettre l'auteur. Dommage.

J'ai quand même visionné le film après ma lecture et c'est un peu pareil. Des longueurs, pas des masses d'émotions même si avec la musique et le jeu des acteurs mon âme a été un soupçon plus sensible, mais on est bien loin du coup de cœur...

Et voila la chanson que m'a donné Tahicha et qui m'a inspiré ce choix: 


Et cette lecture compte pour mes challenges:

Dieu me déteste

New York, hôpital Hilltop. Richard Casey aura bientôt 18 ans. Comme tous les adolescents, il voudrait faire la fête, draguer, s’envoyer en l’air, tomber amoureux… La différence, c’est que Richard sait qu’il ne fêtera jamais ses 19 ans. Il est un peu plus pressé que les autres et, pour vivre fort, il lui faut déjouer les pièges de tous ceux qui préféreraient le voir vivre un peu plus longtemps. Heureusement, Richard a de la ressource, du courage et un solide sens de l’humour. Alors il va ruer dans les brancards. Et si Dieu le déteste, il est prêt à rendre coup pour coup. 


Sorti de ma bibliothèque pour ma première lecture commune avec Johanne hier soir, j'ai terminé « Dieu me déteste » en début d'après-midi. Whaou! Autant vous dire que c'est une histoire particulièrement addictive et émouvante qui m'aura fait passer un très bon moment.

Au départ j'ai été surprise par le style d'écriture d'Hollis Seamon. En effet, la narration est un peu particulière puisque c'est un ado qui nous raconte sa vie. Le langage utilisé est donc jeun's, voire parfois familier ^_^ mais on s'y fait et ça passe plutôt bien au fil de la lecture. Et au final, même si les personnages évoluent dans un service de soins palliatifs rendu particulièrement crédible par la plume de l'auteur, l'ambiance ne tombe pas dans le pathos grâce à Richard qui se sert de l'humour pour dissimuler ses faiblesses. Alors les dialogues et réflexions du garçon sont franchement drôles. Le top! 

Richard est donc mon coup de cœur <3 Quoi qu'il fasse je l'ai adoré. Pas par empathie parce qu'il souffre d'un cancer et que j'excuse toutes ses folies, mais parce qu'il veut à tout prix profiter de la vie dans la limite de ses possibilités. Comment ne pas trouver ça compréhensible alors qu'il n'a que 17 ans? Mais cette envie de liberté n'est pas comprise par son entourage, voir même totalement interdite... C'est horrible! Les réflexions qu'on lui lance sont parfois d'une violence insoutenable. Sans parler du père de Sophie, la seule fille de son âge dans le service, qui lui mène une vie d'enfer. Le diable en personne ce type-là! La souffrance qu'il ressent de voir sa fille s'éteindre à petit feu n'excuse pas tout! RRRrrr je l'ai détesté du début à la fin. Richard a vraiment du courage pour supporter tout ça. Heureusement il y a quand même quelques personnages plus sympathiques comme la grand-mère de Richard ou Edward l'infirmier.

L'émotion m'a serré le cœur à de nombreuses reprises au cours de cette lecture, mais essentiellement quand Richard parle de son impossibilité à avoir une quelconque intimité dans cette chambre vitrée qui permet aux soignants de surveiller son état de santé à tout moment. Dur dur de vivre dans ses conditions.

Je ressors de ce livre la tête pleine de réflexions sur la vie des personnes condamnées par la maladie ou vivant avec un handicap. C'est pourtant mon travail d'aider aux soins, mais ce livre m'a fait prendre conscience de certains problèmes auxquels je ne pense pas forcément en passant ma blouse d'hôpital... Je serai encore plus attentive à partir d’aujourd’hui c’est certain.

Et cette lecture compte pour mes challenges:

Ce qui nous lie de Samantha Bailly

Alice a un don. Elle a la capacité de voir les liens entre les individus. Les attaches lui apparaissent sous forme de fils lumineux, qui tissent une cartographie des relations affectives. Impossible d'expliquer l'origine de ce phénomène. Manifestation surnaturelle ? Hallucination ? La jeune femme a appris à vivre avec dans le plus grand secret. C'est alors qu'elle rencontre Raphaël, son nouveau manager. La voilà qui s'éprend du seul homme dont elle ne peut voir les liens... 

Tout commence quand Alice, 24 ans, intègre une entreprise. C'est la plongée dans la vie active, le monde adulte.

Ce récit, partagé entre le passé, le présent et le futur, nous conte une héroïne fragmentée, qui repose sur les fantômes d'une vie passée secrète, sulfureuse et pleine de tumultes.

Capable de voir les relations qui unissent chaque individus qu'elle croise sous la forme de fils lumineux jaillissants d'une poitrine à une autre, la jeune femme va faire la rencontre d'un individu qu'elle ne pourra pas lire. Une personne sans liens apparents avec quiconque. S'en rapprocher, comprendre...

Roman initiatique et moderne.
Vibrant.
Fort et entrainant.

Samantha Bailly est née en 1988. Quand je regarde sa photo, lis sa biographie ou ses livres, j'ai toujours l'impression qu'elle a tout de la bonne copine que l'on voudrait tous avoir. C'est sûrement parce qu'elle incarne pleinement sa génération qu'elle la touche autant.

Plume juste et touchante, qui taille dans le vif sans sombrer dans le cliché.


Complétement Cramé!

Lassé d'un monde dans lequel il ne trouve plus sa place, privé de ceux qu'il aime et qui disparaissent un à un, Andrew Blake décide de quitter la direction de sa petite entreprise pour se faire engager comme majordome en France.
En débarquant au domaine de Beauvillier, où personne ne sait qui il est réellement, il espère marcher sur les traces de son passé. Pourtant, rencontres et situations hors de contrôle vont en décider autrement... Entre Nathalie, sa patronne veuve aux étranges emplois du temps, Odile, la cuisinière et ses problèmes explosifs, Manon, jeune femme de ménage perdue et Philippe, le régisseur bien frappé qui vit au fond du parc, Andrew ne va plus avoir le choix. Lui qui cherchait un moyen d'en finir va être obligé de tout recommencer...
 
- Pour celles qui adorent les chats ^_^
- Pour celles qui aiment quand les personnages s'entraident pour réussir à être heureux
- Pour celles qui apprécient les petites doses d'humour


C'est dans le cadre d'une lecture commune avec les fêlées que j'ai lu Complétement Cramé. Une bonne occasion de me lancer puisque cette série de romans me faisait énormément envie depuis des mois et ce en grande partie à cause des couvertures avec les chats ^_^ Alors même si je m'attendais à une lecture beaucoup plus humoristique, j'ai passé un très bon moment avec l'écriture de Gilles Lagardinier qui nous livre une histoire qui fait du bien, un peu comme dans Ensemble c'est tout. 

En dehors d'un début de texte un peu longuet et une fin trop facile à mon gout, j'ai vraiment beaucoup aimé le style de l'auteur et la manière dont il fait évoluer son intrigue. Les dialogues sont aussi un gros point fort pour donner un rythme agréable à la lecture. Du coup il m'a été assez difficile de faire des pauses puisque l'envie de connaitre l'évolution des liens entre les personnages était trop forte. Au final il n'arrive rien de très très surprenant ou de particulièrement original, mais j'ai quand même trouvé très plaisant cette bienveillance et la nouvelle bonne humeur qui se construit entre les habitants du manoir de Beauvillier. 


Le personnage d'Andrew Blake est assez étonnant. Je m'attendais à un homme aigri et solitaire qui n'arriverait pas à jouer la comédie du majordome plus de quelques heures, mais il tient son rôle à la perfection comme s'il avait servi dans une maison bourgeoise durant toute sa vie. Au delà de cette mise en scène, il se montre particulièrement sociable et cherche toujours à résoudre les problèmes des gens qui l'entourent. Un peu comme si aider les autres lui permettait d'oublier ses propres troubles. Et les habitants de cette maison sont tous marqués par la vie. Notre héros aura donc de quoi faire. D'ailleurs j'ai vraiment adoré la manière dont il leur parle mêlant la justesse de conseils et humour piquant. 


La présence du chat m'a aussi fait sourire. Surtout quand Blake mange son assiette par erreur ^_^ Il faut dire que la cuisinière exprime tout son talent pour nourrir son gros matou.  


Alors malgré quelques petits défaut, j'ai vraiment beaucoup aimé ce livre. Maintenant j'aimerai découvrir les autres intrigues de cette collection "chat".


Et cette lecture compte pour mes challenges :

La vérité sur l'affaire Harry Quebert, Joël Dicker



À New York, au printemps 2008, lorsque l'Amérique bruisse des prémices de l'élection présidentielle, Marcus Goldman, jeune écrivain à succès, est dans la tourmente: il est incapable d'écrire le nouveau roman qu'il doit remettre à son éditeur d'ici quelques mois. Le délai est près d'expirer quand soudain tout bascule pour lui : son ami et ancien professeur d'université, Harry Quebert, l'un des écrivains les plus respectés du pays, est rattrapé par son passé et se retrouve accusé d avoir assassiné, en 1975, Nola Kellergan, une jeune fille de 15 ans, avec qui il aurait eu une liaison. Convaincu de l'innocence de Harry, Marcus abandonne tout pour se rendre dans le New Hampshire et mener son enquête.


J’ai entendu parler de ce livre par ma tante et mon oncle qui me l’ont chaudement recommandé et je ne regrette pas de les avoir écoutés !!

Les premières pages nous plongent de le quotidien de Marcus Goldman, un jeune écrivain ayant connu récemment le succès et qui peine à écrire un nouveau livre depuis. Il décide donc d’aller trouver son mentor dans la petite ville d’Aurora, Harry Quebert, pour avoir des conseils. Il ne se doute pas un seul instant que quelques jours plus tard, Harry va se retrouver accusé d’un meurtre commis 33 ans auparavant.

Les personnages sont tous très biens trouvés et ont tous une personnalité bien marquée, même les personnages secondaires. On va apprendre au fil du livre (et donc de l’enquête) à connaître un peu plus les habitants d’Aurora. Le héros m’a beaucoup plu également !

Le style de l’auteur est agréable et facile à lire : on passe des années 70 à 2008 pour comprendre ce qui a bien pu se passer dans cette ville tranquille. Malgré une histoire de disparition/meurtre, il arrive à insérer régulièrement des touches d’humour très agréable. Nous sommes tenu en haleine jusqu’aux toutes dernières pages et les rebondissements sont nombreux.

Je lirais avec plaisir d’autres titres de cet auteur. Vous l’aurez compris j’ai eu un coup de cœur pour ce livre et je ne peux que vous encourager à le découvrir.

Le passeur du temps, Mitch Albom


Un jour, Dor commença à compter. Les secondes, les minutes, les heures. Il fut le premier à mesurer le temps. Le premier à vouloir l'arrêter aussi... Ce crime lui valu d'être exilé dans une caverne, condamné à écouter toute les suppliques de ceux qui vinrent après lui – encore quelques minutes, quelques heures, quelques années.... Mais aujourd'hui, Dor peut se racheter, en allant à la rencontre d'une jeune femme, prête à mettre fin à ses jours, et d'un riche homme d'affaires malade, désireux, lui, de vivre éternellement. Pour les sauver, pour se sauver, Dor va devoir leur apprendre la vraie valeur du temps.



 
Tout d’abord je tiens à remercier les éditions Pocket et le forum Mort Sûre de m’avoir permis de découvrir ce roman.

Dès les premières pages, nous entrons dans le quotidien des trois personnages principaux : Dor, l’inventeur de la première horloge ; Sarah, une adolescente vivant son premier chagrin d’amour et Victor un vieil homme d’affaire. Chacun à une relation particulière avec le temps, l’un regrette d’avoir inventé sa mesure, l’une souhaiterait cesser sa vie, enfin, le dernier aimerait vivre éternellement.

Le style du livre m’a au départ surprise : il est découpé en petit chapitre avec des petites phrases écrites en gras. Mais finalement ce découpage est très bien réalisé et il était très dur de quitter ma lecture pour d’autres activités !! De plus la plume de Mitch Albom est vraiment très agréable, je relirais avec plaisir un autre de ses romans.

Chaque personnage est attachant à sa façon mais mon préféré reste Dor, qui se rend compte de ses erreurs tout au long du roman et qui en a tiré une philosophie de vie vraiment belle. Les deux autres personnages sont très humains et il est donc facile de s’identifier à eux dans certaines situations. J’ai beaucoup aimé la façon dont chacun rencontre Dor.

La fin du livre m’a émue, bien que je m’attendais à ce type de conclusion. C’est la force de ce roman, tout est basé sur notre relation au temps et cela permet de relativiser sur notre quotidien. Ce petit livre se lit vraiment très bien et il a été un réel coup de cœur que je ne peux que vous recommander !
 
   

Ensemble, c'est tout

 

Auteur : Anna Gavalda
Édition : Le Dillettante

Ma note : 5/5 !!!
Une pure pépite



 Camille dessinait, maintenant elle fait des ménages. Philibert, aristo pur jus, héberge Franck, cuisinier de son état, dont l'existence tourne autour des filles, de la moto et de Paulette, sa grand-mère. Paulette vit seule, tombe beaucoup et cache ses bleus, paniquée à l'idée de mourir loin de son jardin.
Leur histoire, c'est la théorie des dominos, mais à l'envers. Au lieu de se faire tomber, ils s'aident à se relever.

Dans le cadre du challenge Mystère de Froggy, je devais lire un roman contemporain… Pas du tout mon genre de prédilection. Alors c’est un peu désabusée que j’ai commencé à farfouiller dans la ma PAL à la recherche du roman qui serait le moins pénible à lire. Muso ? Levy ? Et là ma sœur me propose Ensemble c’est tout. Bof… 600 pages en plus… Pas le genre de lecture que je pouvais expédier en une nuit. En plus j’avais tenté cette lecture il y a quelques années, mais sans réussir à passer les premiers chapitres. Quelle erreur ! Cette fois j’ai totalement accroché à l’histoire et à ses différents personnages. Au final c’est un vrai coup de cœur. 

Plus que l’intrigue principale qui parle d’une collocation difficile entre des protagonistes très différents, j’ai été totalement happée par les émotions qui ressortent des pages de ce livre. Whaou ! Camille, Philibert, Frank et Paulette, ils m’ont tous ému à leur façon. Que ce soit par la prévoyance, la colère, la tristesse, la craintes de s‘ouvrir aux autres ou la honte du passé… mais aussi moments de bonheurs, de complicité, de rires et de décisions folles.  Ensemble, ils sortent de leur solitude et réapprennent à profiter des plaisirs de la vie tout en soignant leurs blessures secrètes au contact de leurs colocataires. Tout ça en faisant face aux épreuves que le destin sème sur leur route. Seules, leurs histoires auraient été fades et sans saveurs, mais là c’est réellement prenant car ils évoluent cote à cote. 

Le rythme de l’auteur est très agréable à suivre et son style d’écriture bien maitrisé. Descriptions et dialogues, tout est dosé à la perfection et très réaliste. J’étais dans cet appart moi aussi ^^ A écouter Philibert décrire les différents personnages historiques qui ont marqué la France. A serrer des dents quand Frank claque les portes et jure comme un charretier. A voir les gens au travers des yeux de Camille pour esquisser leurs moindres émotions sur la page d’un carnet à dessin. A pleurer avec Paulette quand elle ne voit son avenir que dans les couloirs d’une maison de retraite. Une pépite ce livre ! J'ai dévoré pages après pages sans rencontrer aucune longueur, si ce n’est un ou deux paragraphes sur la fin car je voulais vite savoir le dénouement. 

La fin ne pouvait être plus belle ♥ Je m’attendais bien à ce qu’un drame vienne reprendre ses droits sur tout ce bonheur, me laissant un gout amère dans la tête, mais c’est tellement bien tourné que j’en ressors le cœur léger. 

Alors merci Justine pour ce conseil que tu m’as donné. Comme toi je le relirai avec plaisir et en ferait mon livre de chevet. Impossible de ce lasser. D’ailleurs c’est un roman que vous conseilles de toute urgence. 

Il y a un film tiré d’Ensemble c’est tout, je l’ai regardé ce soir, mais les personnages sont beaucoup trop survolés pour que les émotions passent vraiment. Dommage.

Et cette lecture compte pour mon challenge mystère de décembre.



Pourquoi les gentils ne se feront plus avoir

Auteur : J.Heska
Édition : Seconde Chance

Ma note : 5/5
 Le livre qui fait du bien au moral ^^


« Je m’appelle Jérôme et je ne suis pas quelqu’un de populaire. Invisible pour mon entourage, insipide pour mes collègues, insignifiant pour ma petite amie.
Un jour, je suis tombé sur un article dans un magazine censé m’aider à régler un certain nombre de problèmes dans ma vie. Ça m’a emmené un peu plus loin que prévu… Ah oui, le « un peu plus loin », c’est devenir le chef de file involontaire d’un mouvement philosophique qui a révolutionné le monde. »

Avant de vous parler de mes impressions concernant « Pourquoi les gentils ne se feront plus avoir », je tiens à remercier le forum Mort-Sure et les éditions de la Seconde Chance pour ce partenariat qui m’a permis de découvrir et d’apprécier un roman qui n’a rien à voir avec mes habitudes de lectures. Je pensais avoir un peu de mal à entrer dans une histoire contemporaine, mais au final j’ai dévoré les 180 pages de ce livre. C’est un coup de cœur.

J’ai eu un petit peu peur en découvrant les pensées philosophiques du préface et qui dressent le portrait d’une société qui n’a « plus à craindre l’intolérance, l’obscurantisme et le totalitarisme »… Heureusement ce n’est qu’une mise en bouche un peu amère avant de plonger au cœur d’un récit prenant et facile à appréhender dès la page suivante… Et c’est le cas tout au long du roman. Il faut dire que chaque chapitre débute par une citation du genre : « La vie, c’est comme Mario Bros 1. On passe son temps à trimer pour ramasser des pièces, on est obligés d’avancer pour affronter de nouveaux dangers, on subit sans cesse les mêmes épreuves répétitives, le temps est limité et on finira quand même par mourir. Mais surtout, on a beau poursuivre l’aventure, la princesse est toujours dans un autre château ». Celle-ci est ma préférée mais il y en bien d’autres toutes aussi amusantes. En plus de cette particularité, j’ai vraiment apprécié le style d’écriture de l’auteur et le rythme qu’il donne à son histoire. On suit le héros au travers d’un journal intime qui raconte les faits marquants de sa journée. Il n’y a donc pas de descriptions à rallonge ou de blabla inutile. En gros on y trouve l’essentiel : les ressentis du personnage, ses actions dans son environnement immédiat et les réactions de son entourage. Il n’en faut pas plus pour entrer dans la tête de Jérôme et de vouloir en savoir toujours plus sur son quotidien de gentil pris en grippe par les méchants. 

Je me suis très vite attaché au personnage de Jérôme. Le pauvre accumule les bourdes et se laisse toujours prendre pour une poire par ses collègues ou sa petite amie au point qu’il passe pour le looser de service. On peut facilement imaginer ce qu’il peut ressentir lorsqu’il est humilié de la sorte et comprendre pourquoi il s’isole de plus de plus. Le personnage est poussé à l’extrême, mais on a tous vécu un jour ou l’autre ce genre de situation… Mais de cette faiblesse, il va en faire une force !  Inspiré par la lecture d’un article de psycho, il décide de passer à l’action et de faire remarquer aux antipathes combien leur comportement est nuisible et destructeur. Rapidement rejoint par son meilleur ami, Etienne, un geek fan de starwars et de la série Noob (héhéhé ça m’a bien fait rire d’entendre parler de cette série jusque dans un livre) son idée prend forme et de nombreuses personnes rejoignent le « mouvement Cimondiste». J’ai trouvé d’ailleurs assez cohérent qu’il ne se sente plus à sa place de leader quand sa nouvelle philosophie devient une véritable petite entreprise, alors que lui ne voit plus trop l’intérêt de se battre maintenant qu’il se sent reconnu à son travail et dans sa vie privée… Il peut paraitre naïf et égoïste, mais moi je le vois comme un homme qui voulait simplement sortir de son isolement social et qui n’ambitionnait pas du tout de devenir le héros des autres du jour au lendemain.  

Je m’attendais à une fin vraiment catastrophique et j’ai eu peur pour le Jêrome enfin bien dans sa peau… Mais l’auteur m’a agréablement surprise. Et au final le dernier chapitre n’est que le résultat de toutes les stratégies mises en place tout le long du roman. Génial !

Alors même si ce roman reste une utopie à mes yeux même avec une vision sur l’avenir aussi loin que 2185, cette lecture m’a fait du bien au moral ^^ A découvrir pour les idées cimondistes qui font réfléchir et pour le style de l’auteur ;) Maintenant je pousserai la curiosité à lire les autres ouvrages de J.Heska.

Quand souffle le vent du nord

Auteur : Daniel Glattauer
Edition Le livre de poche

Ma note : 5/5
Un énorme coup de cœur!!!

"En voulant résilier un abonnement, Emma se trompe d'adresse et envoie un mail à un inconnu, un certain Leo. Ce dernier, lui signale son erreur ; Emma s'excuse, et, peu à peu, un dialogue s'engage entre eux, par mail uniquement. Au fil du temps, leur relation se tisse, s'étoffe, et ces deux inconnus vont se mettre à éprouver l'un pour l'autre une certaine fascination. Alors même qu'ils décident de ne rien révéler de leurs vies respectives, ils cherchent à deviner les secrets de l'autre... De plus en plus attirés et dépendants, ils repoussent néanmoins le moment de la rencontre. Emmi est mariée, et Leo se remet à grand peine d'un chagrin d amour. Un jour, pourtant, ils décident de se donner rendez-vous dans un café bondé de la ville. Mais ils s'imposent une règle : reconnaître l'autre avec interdiction formelle de lui parler..."

Merveilleux ! Exceptionnel ! Génial ! Les mots me manquent pour décrire ce livre. Un énorme coup de cœur en l’occurrence et sans doute le plus gros que j’ai pu avoir pour un roman jusqu'à aujourd’hui. Je remercie ma tante, Annie, pour m’avoir conseillé cet auteur ! J’ai vraiment passé un moment plus qu’agréable avec ces lignes ! De la salle  à manger au boulot, en passant par la salle de bain, je n’ai pas pu le refermer avant d’en avoir lu les derniers mots. Pourquoi fallait-il que ça finisse d’ailleurs ???? Je crois que je ne voulais pas que le livre se termine, je voulais des messages encore et encore! 

Les mails qu’échangent Emmi et Léo sont ceux que pourraient avoir monsieur et madame tout le monde, vous et moi, eux et les autres. Ils sont tantôt sincères et tendres, tantôt sarcastiques et blessants. Ils ne font que nous rappeler des petites parcelles de nous même et j’ai totalement adhéré à cette histoire ! Pourtant dans cet univers qu’ils souhaitent uniquement virtuel, il existe pourtant une complicité réelle, des sentiments forts qui peuvent parfois faire plus de mal que ce que les personnages peuvent toucher ou entendre dans leur monde extérieur à l’écran.  

Inutile de parler plus longtemps, j’ajoute simplement un passage que j’ai adoré (un parmi tant d’autre) et qui j’espère vous donnera envie de découvrir ce roman :

… La bibliothèque demande : qui est ce Léo ? Que fait-il ici ? Pourquoi as-tu aussi peu recours à moi ? Pourquoi es-tu aussi songeuse ? Le lecteur CD ajoute : et puis quoi encore, peut-être vas-tu arrêter de jouer du Rachmaninov et écouter à la place ce qu’aime le plus Léo, pourquoi pas les Sugar Babes ! Seule l’étagère des vins proteste : moi, je n’ai rien contre ce Léo, nous vivons en harmonie tous les trois. Le lit, par contre, se fait menaçant : Emmi, quand tu es allongée sur moi, ne rêve pas d’ailleurs. Ne te fais jamais surprendre ici avec Léo ! Je te préviens !                                               
Léo, je ne peux pas. Je ne peux pas partager ce monde avec vous. Vous ne pourrez jamais en faire partie. Il est trop compact. C’est une forteresse. Il ne peut pas être conquis, il n’admet aucun intrus, il se défend d’une quelconque infiltration. Léo, nous devons tous deux rester « dehors », c’est notre seule chance, sinon je vous perdrai…

Je ne saurais que vous dire de plus, si ce n’est LISEZ LE ! 

Le jeu de l'Ange


Auteur : Carlos Ruiz Zafon
Édition Pocket


Ma note : 3/5


"Barcelone, années 1920. David Martin, dix-sept ans, travaille au journal La Voz de la Industria. Son existence bascule un soir de crise au journal : il faut trouver de toute urgence un remplaçant au feuilletoniste dominical. Sur les conseils de Pedro Vidal, chroniqueur à ses heures, David est choisi. Son feuilleton rencontre un immense succès et, pour la première fois, David est payé pour ce qu'il aime le plus au monde : écrire."



Après quelques mois passés sur mon étagère à prendre la poussière, j’ai enfin pris le temps de lire ce roman dont on m’a souvent parlé sur les forums de lecture. Je ne regrette pas ce choix, même si ce livre ne se révèle pas être un coup de cœur comme je pouvais m'y attendre, j'ai passé un très bon moment. 

Après plusieurs romans Bit-Lit , dont les lignes sont très facile à lire, j’ai eu un peu de mal au départ pour m’habituer au style de l’auteur, qui est particulièrement travaillé et généreux dans ses descriptions…parfois trop. Pourtant après quelques chapitres je me suis laissée emportée par les mots de Carlos Ruiz Zafon, suivant son personnage dans sa quête d’écriture comme l’annonce la quatrième de couverture. J’avoue que j’ai cependant sauté quelques lignes, parfois, pour ne pas perdre le fil de l’action quand elle arrive enfin.

L’intrigue est vraiment très intéressante, bien menée, parfaitement crédible et je me suis plusieurs fois demandé si David vivait vraiment une histoire fantastique aux mains de démons noirs ou s’il perdait complètement la raison… Même dans les dernières pages le doute est possible. J’adore ça !

Le personnage de David est énormément détaillé sur le plan psychologique. On connait toute son histoire personnelle et les sentiments qui en découlent, de sa naissance à sa «mort », en passant par ses années de travaille acharné puis ses périodes de mélancolie et de doutes. Un vrai régal puisque le personnage est vraiment aboutit et que l’auteur ne nous laisse pas sur notre faim en explorant de long en large sa personnalité. Les hommes et les femmes, amis et ennemis de David, sont eux aussi largement présentés, mais dans une moindre mesure cependant. J’ai beaucoup apprécié le personnage d’Isabella, la secrétaire de David, jeune et hyperactive qui insuffle de la vie dans les chapitres, mais aussi le vieux libraire ami de toujours et d’une fidélité sans faille à notre héros.

Un roman que vous conseille si vous recherchez une lecture prenante, un style travaillé et approfondit ainsi qu’une intrigue mêlant le fantastique à la folie humaine. Passez votre chemin cependant, si vous pensez trouver un roman simple pour lire sur la plage.

Quelques citation de ce livre:

" - Je ne peux pas mourir Docteur. Pas tout de suite. J'ai des choses à faire. Après, j'aurai toute la vie pour mourir."

"Isabella, si tu veux réellement te consacrer à écrire, ou tout au moins à écrire pour que d'autre te lisent, il va falloir que tu t'habitues à ce que parfois les autres t'ignorent, t'insultent, te méprisent et, presque toujours, te montrent de l'indifférence. Ça fait partit des charmes du métier. "

"L'inspiration vient quand on pose ses coudes sur la table et son derrière sur la chaise, et que l'on commence à transpirer. Choisis un sujet, une idée, et passe ta cervelle au presse citron jusqu’à ce qu'elle te fasse mal. C'est ça, l'inspiration."

"Je me remis au travail le septième jour. J'attendis minuit et m'assis à ma table de travail. Une page blanche dans le rouleau de la vieille Underwood et la ville noire derrière les fenêtres. Les mots et les images jaillirent de mes mains comme si elles avaient rageusement attendu dans la prison de mon âme. Les pages se succédaient sans conscience ni mesure, sans autre volonté que celle de subjuguer et d'empoisonner mes et mes sentiments. Je ne pensais plus au patron, à sa récompense ou à ses exigences. Pour la première fois de ma vie, j’écrivais pour moi et pour personne d'autre. J’écrivais pour mettre le feu au monde et brûler avec lui. Je travaillai toues les nuits jusqu’à épuisement. Je tapai sur les touches de la machine jusqu’à ce que mes doigts saignent et que la fièvre me voile la vue."