Quand souffle le vent du nord

Auteur : Daniel Glattauer
Edition Le livre de poche

Ma note : 5/5
Un énorme coup de cœur!!!

"En voulant résilier un abonnement, Emma se trompe d'adresse et envoie un mail à un inconnu, un certain Leo. Ce dernier, lui signale son erreur ; Emma s'excuse, et, peu à peu, un dialogue s'engage entre eux, par mail uniquement. Au fil du temps, leur relation se tisse, s'étoffe, et ces deux inconnus vont se mettre à éprouver l'un pour l'autre une certaine fascination. Alors même qu'ils décident de ne rien révéler de leurs vies respectives, ils cherchent à deviner les secrets de l'autre... De plus en plus attirés et dépendants, ils repoussent néanmoins le moment de la rencontre. Emmi est mariée, et Leo se remet à grand peine d'un chagrin d amour. Un jour, pourtant, ils décident de se donner rendez-vous dans un café bondé de la ville. Mais ils s'imposent une règle : reconnaître l'autre avec interdiction formelle de lui parler..."

Merveilleux ! Exceptionnel ! Génial ! Les mots me manquent pour décrire ce livre. Un énorme coup de cœur en l’occurrence et sans doute le plus gros que j’ai pu avoir pour un roman jusqu'à aujourd’hui. Je remercie ma tante, Annie, pour m’avoir conseillé cet auteur ! J’ai vraiment passé un moment plus qu’agréable avec ces lignes ! De la salle  à manger au boulot, en passant par la salle de bain, je n’ai pas pu le refermer avant d’en avoir lu les derniers mots. Pourquoi fallait-il que ça finisse d’ailleurs ???? Je crois que je ne voulais pas que le livre se termine, je voulais des messages encore et encore

Les mails qu’échangent Emmi et Léo sont ceux que pourraient avoir monsieur et madame tout le monde, vous et moi, eux et les autres. Ils sont tantôt sincères et tendres, tantôt sarcastiques et blessants. Ils ne font que nous rappeler des petites parcelles de nous même et j’ai totalement adhéré à cette histoire ! Pourtant dans cet univers qu’ils souhaitent uniquement virtuel, il existe pourtant une complicité réelle, des sentiments forts qui peuvent parfois faire plus de mal que ce que les personnages peuvent toucher ou entendre dans leur monde extérieur à l’écran.  

Inutile de parler plus longtemps, j’ajoute simplement un passage que j’ai adoré (un parmi tant d’autre) et qui j’espère vous donnera envie de découvrir ce roman :

… La bibliothèque demande : qui est ce Léo ? Que fait-il ici ? Pourquoi as-tu aussi peu recours à moi ? Pourquoi es-tu aussi songeuse ? Le lecteur CD ajoute : et puis quoi encore, peut-être vas-tu arrêter de jouer du Rachmaninov et écouter à la place ce qu’aime le plus Léo, pourquoi pas les Sugar Babes ! Seule l’étagère des vins proteste : moi, je n’ai rien contre ce Léo, nous vivons en harmonie tous les trois. Le lit, par contre, se fait menaçant : Emmi, quand tu es allongée sur moi, ne rêve pas d’ailleurs. Ne te fais jamais surprendre ici avec Léo ! Je te préviens !                                               
Léo, je ne peux pas. Je ne peux pas partager ce monde avec vous. Vous ne pourrez jamais en faire partie. Il est trop compact. C’est une forteresse. Il ne peut pas être conquis, il n’admet aucun intrus, il se défend d’une quelconque infiltration. Léo, nous devons tous deux rester « dehors », c’est notre seule chance, sinon je vous perdrai…

Je ne saurais que vous dire de plus, si ce n’est LISEZ LE 

2 commentaires:

  1. C'est tout à fait ça : Que du bonheur :)

    D'ailleurs je ne sais pas si je lirais la suite... Ma sœur m'a dit que c'était nettement moins bien. J'ai peur que ça gâche mon coup de cœur.

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