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Le Protectorat de l'Ombrelle, tome 1 : Sans Âme


Auteur : Gail Carriger
Édition : Le livre de poche

Ma note : 6/5
Un coup de coeur! 

Alexia Tarabotti doit composer avec quelques contraintes sociales. Primo, elle n’a pas d’âme. Deuxio, elle est toujours célibataire et fille d’un père italien, mort. Tertio, elle vient de se faire grossièrement attaquer par un vampire qui, défiant la plus élémentaire des politesses, ne lui avait pas été présenté. Que faire ? Rien de bien, apparemment, car Alexia tue accidentellement le vampire. Lord Maccon – beau et compliqué, Écossais et loup-garou à ses heures – est envoyé par la reine Victoria pour enquêter sur l’affaire. Des vampires indésirables s’en mêlent, d’autres disparaissent, et tout le monde pense qu’Alexia est responsable. Découvrira-t-elle ce qui se trame réellement dans la bonne société londonienne ? Qui sont vraiment ses ennemis, et aiment-ils la tarte à la mélasse ?



« Une histoire de vampires, de loups-garous et d’ombrelles ! » J’avoue qu’au départ je n’étais pas très attirée par cette accroche et encore moins par le résumé en quatrième de couverture… et pourtant cette lecture se révèle être un énorme coup de cœur. Je ne sais pas trop ce que j’attendais trouver dans les lignes de Gail Carriger, mais surement pas une histoire si bien ficelée et aussi addictive. J’ai adoré ! Et je sais que ma copinaute Zébuline partage cet avis puisque nous avons fait une petite lecture commune autour de ce roman.

L’aventure d’Alexia Tarabotti se déroule donc à Londres, dans ses parcs aux fleurs parfaitement taillées où elle peut admirer le vol des dirigeables, dans les bals de la haute société où les gens regardent son profil de travers à cause de l’héritage génétique italien de son père, dans le salon familial où elle supporte de moins en moins les blablatages de ses sœurs qui aiment raconter les derniers potins sur la meute de loups-garous local ou sur les déboires de la ruche vampire du quartier… Rien de bien exceptionnel si on occulte le fait qu’Alexia soit née sans âme ! Alors si notre héroïne est un peu mise de coté par la société à cause de son caractère particulièrement sanguin, Alexia s’isole aussi de son plein gré pour protéger son secret : à son contact, les être surnaturels redeviennent de banals humains. Eux, vampires et loups, connaissent parfaitement son existence. Alors quand un vampire perd ses crocs en essayant de là mordre au cou, Alexia comprend qu’il y a un problème… et d’autant plus qu’elle n’a d’autre choix que de l’éliminer froidement dans une bibliothèque où elle s’était retirée pour se rafraichir loin des danseurs du bal. Quel défaut d’éducation ! Il semblerait que la reine de la ruche de Westminster ait oublié d’enseigner les bonnes manières à ses nouveaux nés. Pourtant Alexia va vite comprendre qu’il s’agit de bien plus que ça. Entourée par Lord Maccon, l’alpha de la meute de Londres, et Lord Akeldama, un vampire solitaire, notre vieille fille va aller de découverte en découverte… mais pas uniquement sur le monde surnaturel ;) il se pourrait bien que la demoiselle se trouve elle-même en chemin. Mais motus et bouche cousus, je n’en dis pas plus ! 

J’ai vraiment adoré le personnage d’Alexia ! Même s’il m’a fallu un peu de temps pour apprendre à la connaitre et la comprendre, surtout avec son débordement de sale caractère dans le premier chapitre, je me suis ensuite très rapidement attachée à cette héroïne. Bien qu’elle ne soit pas une martyre, j’ai été peinée de la voir si « seule » même au sein de sa famille. Les paroles de sa mère sont vraiment blessantes ! Alors, quand elle commence à dépasser les limites de l’attitude convenable d’une vieille fille de son rang, je me suis presque vue applaudir… sauf que je ne voulais pas lâcher le livre une seule seconde pour dévorer la suite ! 

Vous l’aurez compris, le style de l’auteur m’a totalement embarqué dans l’histoire. A part le premier chapitre qui m’a donné un peu de fil à retordre, le rythme du roman est ensuite très agréable. Alternance de passages descriptifs et d’action qui ne laisse pas le temps au lecteur de s’ennuyer. Les dialogues sont aussi un point fort de ce livre : piquants et amusants tout en respectant bien la mode de l’époque victorienne. J’ai adoré les répliques guindées des personnages même dans les pires situations. Et puis j’ai aussi beaucoup aimé le coté romance qui est parfaitement maitrisé. Je ne suis pas restée sur ma faim puisque l’auteur nous offre quelques passages « osés » pour l’époque. C’est écrit très finement, sans tomber dans le vulgaire. J’aime ! 

Enorme coup de cœur pour ce roman ! J’ai d’ailleurs acheté la suite hier soir… 

Un grand merci aux éditions « Le livre de poche » et au forum Mort-Sure pour ce partenariat.


Et cette lecture compte pour mon challenge "Mords moi!" proposé sur Mort-Sure.