Anita Blake tome 1 : Plaisirs Coupables

Auteur : Laurell K. Hamilton
Édition Milady  - 7 euros

Ma note : 1/5

"Mon nom est Blake, Anita Blake. Les vampires, eux, m'appellent "l'Exécutrice" et par égard pour les oreilles les plus chastes, je ne vous dirai pas comment, moi, je les appelle. Ma spécialité, au départ, c'était plutôt les zombies. Je relève les morts à la nuit tombée pour une petite PME. Ce n'est pas toujours très exaltant et mon patron m'exploite honteusement, mais quand on a un vrai don, ce serait idiot de ne pas s'en servir. Tuer des vampires, c'est autre chose, une vieille passion liée à des souvenirs d'enfance. Depuis qu'ils sont officiellement reconnus et ont pignon sur rue, ils se croient tout permis. Certes, il yen a de charmants, voire très sexy, mais il y en a aussi qui abusent. Ceux-là je les élimine. Rien de tel pour garder la forme : ça vous fouette le sang !"

Après un premier essai de lecture peu concluant, j’ai délaissé ce livre pendant prés d’un an avant de m’y replonger pour une lecture commune. Lire en groupe m’a beaucoup motivé à passer le cap de ces chapitres difficiles. Voila néanmoins ma chronique sur ce premier tome.

Comme lors de ma précédente lecture, les 200 premières pages ne m’ont absolument pas séduites et c’est contrainte par l’échéance de cette lecture commune que je me suis forcée à passer au delà de ce cap. Par chance les 180 pages suivantes sont nettement plus intéressantes que les longueurs des 20 chapitres de préambule !

L’histoire en elle-même est plutôt intrigante puisque l’auteur nous plonge dans la vie mouvementée d’une réanimatrice talentueuse : Anita Blake ! La jeune femme travaille dans une agence qui relève les morts de leur tombe, mais qui cumule à coté un job plus dangereux, celui de tueuse de vampires. Grâce aux morts qu’elle sème derrière elle, Anita est d’ailleurs appelée L’Exécutrice par cette race aux  longues canines. Pourtant c’est presque naturellement que le grand maitre des vampires, Nikolaos, engage notre héroïne pour démasquer un tueur de vampire qui fait des ravages dans la haute hiérarchie du « nid ». La peur de travailler pour ces buveurs de sang serre les entrailles de la jeune femme, d’autant qu’elle est loin d’être en sécurité puisqu’elle n’arrive pas à tenir sa langue et ne cesse de provoquer verbalement ses employeurs. Leur patience à des limites que certain franchiraient aisément pour la faire taire ! Par chance, dans cette enquête tumultueuse, Anita peut compter sur l’aide de ses amis chasseurs et sur une toute autre protection, celle plus occulte d’un certain Jean-Claude,  patron d’une boite de nuit et maitre vampire… 

Les personnages sont nombreux autour de la jeune femme et j’ai parfois eu du mal à les replacer dans le contexte de l’histoire. Quand Phillip vient à la rencontre d’Anita par exemple, il m’a fallu relire plusieurs passages avant de retrouver qu’il était le beau strip teaser accro aux morsures du Plaisir Coupable. Je n’ai d’ailleurs pas trouvé que la psychologie et le caractère de ces personnages soit réellement poussée, du moins cela n’est pas assez décrit à mon gout. Même le personnage d’Anita n’a pas réussit à me séduire malgré la narration à la première personne qui aurais dû me permettre de glisser dans sa peau. Je trouve aussi que pour une grande exécutrice de vampire, elle connait peu de choses sur ces ennemis… Ha bon ils peuvent léviter ! Ha bon ils sont capables de télépathie ! Ha bon ils peuvent soumettre des humains à leur volonté ! Certes cela concernent seulement les vampires des plus puissants, mais quand même ! J’espère simplement que ce « handicap » est seulement mis en place pour permettre une évolution du personnage et pas une lacune qu’on retrouvera au fil des tomes. On nous dit aussi qu’Anita est une réanimatrice, malheureusement il faut aussi attendre plus de 200 pages pour la voir enfin en action ! J’aurai aimé en savoir plus depuis le départ,  avec beaucoup plus de détails et d’explications.

Le style de l’auteur est moyen et je n’ai pas vraiment apprécié. C’est, je pense, une des raisons qui m’a fait abandonné ce roman lors de ma première lecture. Ne pouvant lire la version originale je ne peux dire si les phrases lourdes, les dialogues qui perdent le lecteur et les fautes de concordance des temps sont du fait de l’auteur ou de la traduction, mais j’ai trouvé ces défauts très désagréables pour avoir une bonne lecture. De plus les descriptions sont très courtes et pas forcément appropriées ! A la place de connaitre la décoration et la couleur du papier peint des bureaux de l’agence de réanimation, j’aurais préféré connaitre les détails de l’appartement d’Anita. Où sont rangées ses armes ? Dans quel ordre sont-elles triées ? Est-ce que son lit est fait ou tout est-il en désordre? Son linge est-il repassé ? D’accord peut être pas aussi recherché, pourtant ça m’aurait plus intéressé. 

Un premier tome qui me laisse donc sur un avis plutôt mitigé mais dont je lirai la suite pour avoir une idée plus précise du sujet et ne pas rester sur une mauvaise impression.

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