Filles de Lune tome 1 : Naïla de Brume

Auteur : Elisabeth Tremblay
Edition Mortagne fantasy

!!!! COUP DE CŒUR !!!!

"D'après une légende qui remonte à des temps immémoriaux, régnera sur la Terre des Anciens celui ou celle qui parviendra à retrouver les trônes mythiques de Darius le Sage et de son ennemi juré, le sorcier Ulphydius. Depuis plus de sept siècles, les aspirants au pouvoir sont nombreux et s'affrontent sans relâche. Toutefois, seule une Fille de Lune de la lignée maudite pourrait redresser les torts causés par ses aïeules, responsables de ces luttes sans merci que se livrent des peuples autrefois pacifiques. Mais les descendantes de cette lignée sont toutes disparues. Du moins, semble-t-il...À vingt-cinq ans, la vie de Naïla bascule. Sous le choc de son double deuil, elle accepte d'aider sa tante à rénover la maison familiale. Voilà donc la jeune femme de retour dans ce petit village en bordure du fleuve St-Laurent, où les innombrables souvenirs de vacances devraient lui apporter du réconfort.Mais une trouvaille faite dans le grenier de la maison ancestrale empêchera Naïla d'y trouver la quiétude tant espérée. Les découvertes troublantes se succèdent, remettant en questions non seulement ses origines, mais aussi ses croyances et ses convictions..."
Il y a bien longtemps que je ne m’étais pas plongée avec autant d’engouement dans un roman de fantasy, et c’est avec un véritable plaisir que je me suis laissée emportée dans l’univers de « Filles de lune ».  Je ne m’attendais absolument pas à ce genre de lecture en lisant le synopsis et pourtant je ne suis vraiment pas déçue ! Au contraire, et je me demande pourquoi je n’ai pas pris le temps de le dévorer plus tôt ! Tous les éléments que j’apprécie sont réunis dans ce premier tome : une héroïne en pleine apprentissage de la vie et qui découvre ses pouvoirs cachés, un monde mystérieux où règnent la magie, les combats à l’épée et de sombres intrigues politiques… mais il ne faut pas oublier le chevalier servant quelque peu rebelle et une association de méchants au narcissisme ultra développé dissimulant des ambitions totalement mégalomanes et  dévergondées !
Quelques mots sur l’histoire sans pour autant tout vous raconter : Naïla est  une jeune femme qui se remet doucement de la mort de sa fille, puis de celle de son mari, auprès de sa tante Hilda, dans une charmante petite maison québécoise. Alors qu’elle pense découvrir un trésor au milieu des cartons et meubles entassés dans le grenier poussiéreux, notre héroïne est surprise de découvrir une malle remplie des livres de sorcellerie, de tuniques ancestrales, accompagnée par des lettres d’une aïeule qu’elle est, semble-t-il, la seule à pouvoir déchiffrer. Pourtant Naïla est loin d’être au bout de ses étonnantes, mais toutes aussi angoissantes, découvertes ! Aidée par sa « tante », elle comprend qu’elle est la descendante de celles qu’on appelle les filles de lune, reconnaissables entre toutes par les couleurs différentes de chacun de leurs yeux. Magiciennes respectées et craintes il y a des siècles dans le monde des anciens, ces femmes n’alimentent plus que les légendes et les mythes dans une époque où le peuple les a oubliées, et où la guerre semble imminente. Même si au départ la jeune femme à beaucoup de difficultés à se faire à l’idée qu’un autre monde puisse exister en parallèle de la Terre, elle accepte de passer la frontière qui sépare ces deux univers pour tenter d’en apprendre plus sur ce qu’elle est réellement et tenter d’arranger la complexe situation... Mais dans ce monde où l’évolution parait s’être arrêtée au moyen âge, comment Naïla parviendra-t-elle à s’en sortir ? Qui est donc cet Alexis qui lui impose son aide, tout en semblant la détester instinctivement ? Pourquoi  les troupes du seigneur local sont elles à ses trousses ? Vous le saurez en lisant ce magnifique roman !
Le style de l’auteur est particulièrement agréable à lire, bien que parfois un peu expéditif dans la description des actions. Mais c’est un peu normal dans le sens où il faut décrire minutieusement des personnages, des mondes et des intrigues, choses plus essentielles à l’histoire que la manière dont Naïla passe son temps à repeindre le salon, où à se déplacer dans le monde des anciens. Pour un premier tome de déjà 430 pages il était nécessaire de couper court. Malgré ce léger défaut, les émotions passent particulièrement bien au travers des lignes, et j’ai vraiment ressentis la tristesse de la jeune femme quand elle se remémore des souvenirs passés auprès de sa fille et de son mari (presque une larme à l’œil quand Naïla parle de la signification que son mari donnait à un questionnement selon la couleur du dernier M&M du paquet, ou encore lorsque la tante rapporte son histoire d’amour éphémère avant d’entrer dans les ordres), son incompréhension face aux différentes révélations qui s’impose à son esprit, sa colère et son envie de vengeance après avoir été abusée… Les changements de narrateur et flash back, qui arrivent ponctuellement dans le récit, sont aussi d’une grande aide pour la compréhension du monde présenté par Elisabeth Tremblay et sont parfaitement intégré dans l’histoire.
Un dernier petit mot sur la couverture qui est vraiment superbe, dans les tons violet comme je les aime ! Quand je l’ai acheté, je n’avais absolument pas remarqué que la couleur des yeux de l’illustration était différente…  mon regard simplement attiré par la chevelure brune et par le magnifique collier.
Un véritable coup de cœur, vous l’aurez compris, dont il me tarde de découvrir la suite !

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